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Ces femmes qui osent … #Clémentine

Ces femmes qui osent … #Clémentine

Depuis quelques jours, je vous présente des Femmes qui Osent. Il y a eu Lola et sa boutique de décoration à Biarritz.

Aujourd’hui je voudrai vous présenter Clémentine. J’ai fait tout récemment la connaissance de Clémentine, puisque nous l’avons choisie comme vidéaste pour notre mariage l’été prochain.

Clémentine a 25 ans, elle est vidéaste sur la côte Basque. En ce moment elle prépare les 3 ans de sa boîte NACMEDIA, avec pleins de surprises a venir en janvier. Clémentine n’est que joie de vivre, yeux qui pétillent et professionnalisme.

 

Clémentine, peux-tu te présenter en détaillant un petit peu ton histoire, ton parcours, d’où tu viens, ce que tu fais … ?

  • Je suis landaise de naissance aux origines italiennes du côté de ma maman. J’ai 13 mois d’écart avec ma petite soeur, Noémie, on est très proches et on a toutes les deux un caractère très affirmé. Quand on est toutes les deux dans une pièce, on ne voit que nous. On est solaire mais très bruyante.

 

Que veut dire “oser” pour toi ?

  • Oser ? C’est parler aux inconnus qui nous entourent : à un concert, quand tu fais tes courses, à un repas, dans le train, dans la rue ! C’est sortir des sentiers battus et de sa zone de confort. C’est comme utiliser un pouvoir magique qu’on ne connaît pas mais qu’on possède tous. Malheureusement, peu d’entre nous le font.

 

Peux-tu nous raconter quand, dans ta vie, tu as “osé” ?

  • J’ai osé monter a start up, c’est pas rien. Je suis entouré de femme de ma génération qui ont monté leur entreprise: créatrice de bijoux, coiffeuse, wedding planner… j’ai beaucoup parlé avec elle et je me suis lancé moi aussi.

 

Est-ce que tu te rappelles du jour où tu as “osé”, d’une journée particulière où tu as un le déclic ? Où tu as sauté dans le “c’est pour de vrai” ? Peux-tu me les raconter ?

  • Le jour où j’ai réalisé le court métrage « Tea Party » pour mon amie Mamzel Tutu, une créatrice de bijou. Je me suis dit: je veux faire ça toute ma vie, filmer des petites bombes. Et à vrai dire, depuis que l’expérience Nacmedia existe, seulement 3 ans, j’ai l’impression que ça fait partie de moi depuis le début, que ça a toujours été là. Je ne me souviens avoir chercher un métier avec des horaires fixes et un patron.

 

Être une femme a-t-il eu une incidence particulière selon toi dans tes aventures ?

  • Ca m’a permis d’être plus créative je pense. J’ai tellement d’idées et de projets dans mes tiroirs, je réserve encore plein de surprises.

 

Par quoi as-tu commencé ? Comment t’es-tu lancée ? Comment as-tu sauté dans le grand bain ?

  • Quand j’étais au collège, je faisais du montage vidéo sur mon ordinateur portable que l’établissement nous avait prêté. J’avais envie de monter des clips musicaux plus tard ! Avec mon bac littéraire en poche, j’ai postulé dans différents BTS audiovisuel, je n’ai reçu que des refus parce qu’ils ne recrutaient que des scientifiques… J’ai vraiment cru que mon rêve était brisé. Et puis un an de fac par défaut plus tard, j’ai passé un concours dans une nouvelle école de cinéma près de chez moi et j’ai été reçu ! A la fin de mes études, je me suis renseigné sur le statut d’auto entrepreneur, j’ai passé un stage d’une semaine à la chambre des métiers et c’est de cette façon que j’ai reçu mon numéro SIRET. Et c’était parti !

 

Au quotidien ça change quoi pour toi d’avoir “osé” ? En positif ou négatif, en bien, en différent, en mieux …

  • Je me lève quand je veux, je vois qui je veux, je peux prendre du temps pour moi, ne pas bosser le lundi mais le dimanche (car oui, j’aime aussi bosser le dimanche), je n’ai personne à qui rendre des comptes! Sauf peut être ma conscience quand ma sieste dure trop longtemps ^^ Le côté négatif serait l’idée de se lever le matin et de n’être jamais sûre si aujourd’hui le travail sera au rendez-vous. Mais si tu le veux, tu peux. C’est mon credo et ça m’a réussit jusque là.

 

Si tu pouvais refaire, que ferais-tu, ou pas, ou différemment ?

  • Je n’ai eût personne sur qui compter pour monter mon entreprise, je veux dire d’exemple concret de vidéaste pour m’épauler. J’ai eût bien entendu mes parents et ma soeur, en particulier ma maman qui a été de bons conseils pour l’aspect financier, administratif etc… Mais la prochaine fois j’oserai plus « vite » et plus « loin ». Et je prendrai mon temps pour mettre en place mon identité visuelle aussi, je me suis précipité, l’excitation du début ! Mais je ne reviendrai pas en arrière pour choisir une autre carrière…

 

Quel conseil donnerais-tu à une femme qui voudrait “oser” ?

  • Sauter le pas, quel qu’il soit. De le faire ! C’est tellement beau et précieux l’indépendance… et c’est très sexy 😉

 

De quoi rêves-tu encore ? Dans quoi te projettes tu pour les années à venir ?

  • Je rêve de perdurer dans le temps, de faire partie « des meilleures » et qu’on reconnaisse mon travail comme du bon travail, qu’on s’arrache mes prestations ! J’ai envie de réaliser un documentaire ou un clip sur une maladie dont je suis atteinte, l’endométriose, une façon de dépoussiéré l’ébauche que j’ai sortie pendant mes études. Et un livre dort dans un de mes tiroirs, je voudrais vraiment le sortir.

 

As-tu envie de témoigner de quelque chose sur ta création d’entreprise ? Un coup de gueule ? Un remerciement ? Un conseil ? La parole est à toi !

  • J’avais peur des « concurrents », aujourd’hui je me dis qu’il y a du travail pour tous. J’avais peur qu’on me pique mes idées, aujourd’hui si c’est le cas, c’est que c’était une bonne idée. Si vous avez l’envie de prendre votre envol, discutez-en avec des femmes comme nous, les indépendantes, on sera ravie de vous conseiller. C’est une victoire sur mes années d’adolescente renfermée et malmenée par ses pairs. J’ai un seul regret: que mes compagnons d’étude et mes professeurs ne m’ai pas apporté leur soutien, de loin comme de prêt. J’ai choisit une carrière différente de la leur (ils sont pratiquement tous techniciens du cinéma) et j’aurais aimé qu’on se raconte nos histoires comme on le faisait très tard les week-ends quand nous étions étudiants. Et pour les trois ans de Nacmedia, je prépare une vidéo de remerciement car cette année 2016 a été l’année du décollage pour moi, l’année où j’ai pris conscience que j’étais capable de faire ça toute ma vie !

 

 

Un grand MERCI à Clémentine pour son témoignage, sa bonne humeur, son écoute attentive. Longue vie à NACMEDIA et beau chemin à toi …


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