Ces femmes qui osent …#Laure

Il y a quelques jours, je vous expliquais mon idée de ces Femmes qui Osent et je vous présentais Lola.

Aujourd’hui je reviens vous présenter une Femme qui ose : Laure.

Laure est une amie précieuse. Une de celles qui rentre dans votre vie comme un grand courant d’air frais et vous réchauffe chaque jour de sa présence. Quand j’ai commencé cette série, j’ai immédiatement pensé à elle. Laure je l’admire pour son courage, sa bonne humeur constante, son franc-parlé, ses peurs et comment elle les dépasse. Je vous laisse la découvrir …

Laure a 27 ans, elle habite Anglet, elle est amoureuse. Laure aime la vie, rire, le chocolat, les gens, la lecture, voyager, la musique, écrire, dormir, son chat. Et pourtant elle veut toujours plus, hyper exigeante avec elle-même, avec les autres, avec la vie, elle a parfois du mal à positiver sur ce qu’elle a déjà…

Laure, Peux-tu te présenter en détaillant un petit peu ton histoire, ton parcours, d’où tu viens, ce que tu fais …

  • Je suis née dans le Tarn, j’ai grandi à la campagne, dernière d’une grande fratrie d’une famille dans laquelle on me manquait de rien, sans être pourris gâtés non plus. Bonne élève, studieuse, je n’ai rencontré des difficultés scolaires qu’en post bac ou l’échec au concours de médecine m’a laissé ce premier goût amer du rêve qu’on sait désormais hors de portée. Il a fallu digérer, assumer et passer à autre chose, grandir, trouver un nouveau projet professionnel alors qu’à 20 ans on est encore un bébé au fond. Après quelques mois d’errance sur les bancs de la fac, des rencontres, des infos etc j’ai décidé de me lancer dans des études d’optique pour combiner le côté paramédical, les relations humaines, le conseil, le commerce et le côté technique en atelier (taillage de verres, réparations etc). C’était à la fois un métier polyvalent, complet, un peu compliqué comme moi, ça me correspondait bien. J’ai fais mes deux ans d’études, puis une licence professionnelle en alternance qui m’a conforté dans mes choix en étant enfin en magasin et au contact des clients. Après quelques années à Toulouse, sans attaches, j’ai fais ma valise pour la côte pour « changer de vie » et « voir » autre chose. J’ai trouvé du travail assez facilement et très vite une opportunité d’évoluer et de créer mon propre magasin en association s’est présentée, j’ai foncé et aujourd’hui,  j’ai mon propre magasin à Bidart : A Portée De Vue.

 

Que veut dire “oser” pour toi ?

  • Oser pour moi c’est avoir du courage, dépasser ses angoisses, foncer. C’est aussi faire preuve d’un peu de folie du coup, sauter sans filet, sans certitudes mais avec une envie qui dépasse ses craintes.

 

Peux-tu nous raconter quand, dans ta vie, tu as “osé” ?

  • J’ai osé deux fois, une fois en partant de Toulouse après y avoir passé 7ans, tout quitter (ses habitudes, ses amis, sa famille…), recommencer à zéro. Une grosse déception sentimentale m’avait mis ko et je m’ennuyais dans mon boulot après deux ans au même endroit, après un rude hiver métro boulot dodo, j’ai dit stop, j’ai posé 30 cv sur la côte Basque et un mois plus tard je faisais mes cartons. Je ne savais pas ce que j’allais trouver, je n’étais pas sure que ça m’aiderait à aller mieux, ça aurait pu même franchement être pire, j’étais terrifiée pour tout avouer et tellement excitée aussi. Aujourd’hui je me félicite d’avoir « osé » car la vie pro et perso est vraiment, vraiment, vraiment plus belle ici, même s’il y a eu des passages difficiles ça valait le coup !
    Ensuite j’ai sauté le pas en mars 2015 pour créer le magasin, dans un milieu de haute concurrence c’était un pari risqué et pour celui là je n’ai pas encore le recul nécessaire pour dire si le jeu en valait la chandelle. J’ai eu la grande chance de pouvoir investir et me lancer à mon compte en association avec une ancienne collègue que j’avais retrouvé en arrivant ici et qui cherchait aussi à se lancer.

 

 

Est-ce que tu te rappelles du jour où tu as “osé”, d’une journée particulière où tu as un le déclic ? Où tu as sauté dans le “c’est pour de vrai” ? Peux-tu me les raconter ?

  • Ce déclic pour moi ne correspond pas forcément à un jour en particulier, mais plutôt à une période, à un raz le bol. J’ai souvent besoin que les choses bougent, évoluent, changent. Je me sentais enfermée dans mon quotidien, j’avais besoin de libertés professionnelles pour pouvoir faire mes propres choix, être au service de mes propres clients, choisir mes propres collections, travailler à ma façon. J’ai un très fort caractère et quand je décide quelque chose je reviens rarement en arrière, une goutte d’eau qui fait déborder le vase et ma décision est prise. Ca se passait mal avec ma patronne, je m’ennuyais dans ce que je faisais, j’avais besoin de nouvelles motivations, d’un nouveau challenge, une opportunité et j’ai foncé, tête baissée.

 

Être une femme a-t-il eu une incidence particulière selon toi dans tes aventures ?

  • Non je ne pense pas, les choix que j’ai fais et le fait d’oser est pour moi plus affaire de sensibilité, de caractère, de ressenti, que de chromosomes XX ou XY, tout le monde en est capable du moment que l’envie est là et qu’on s’en donne les moyens tout est réalisable.

 

 

Par quoi as-tu commencé ? Comment t’es-tu lancée ? Comment as-tu sauté dans le grand bain ?

  • D’abord il a fallu parler, annoncer qu’on a de nouveaux projets à ses proches, à son patron n’est pas toujours facile. Il a fallu négocier une rupture conventionnelle pour réaliser mon projet dans de bonnes conditions et avec l’aide de pole emploi pour aider à se lancer. Ca a été pas mal de paperasse et de négociations (vendre son projet à la banque pour obtenir un prêt notamment) et puis heureusement très vite du concret avec la visite du local, les plans d’agencement, le choix du nom du concept etc…

 

Au quotidien ça change quoi pour toi d’avoir “osé” ? En positif ou négatif, en bien, en différent, en mieux …

  • Tous les matins je me lève en me disant que je travaille pour moi, et ça c’est une satisfaction pour moi qui n’a pas de prix. A chaque dossier ou client compliqué satisfait c’est une petite victoire qui touche, qui donne confiance pour continuer. Je vois mon entreprise grandir petit à petit et c’est une fierté bien sur. Je peux aussi organiser mon temps libre, j’ai enfin des vrais we sans travailler le samedi, j’ai la chance de bien m’entendre avec mon associée et je peux prendre quelques jours pour être disponible pour mon homme, prendre un peu de temps pour moi tout en travaillant 40h par semaine.
    Mais à côté de ça c’est aussi très compliqué à gérer moralement, parce qu’on a aucune garantie de la pérennité de l’affaire, qu’il faut se battre pour fidéliser la clientèle et la développer, on le savait c’est le problème du commerce il n’y a pas de science exacte, il faut être patients mais il y a des moments de doutes…

 

 

Si tu pouvais refaire, que ferais-tu, ou pas, ou différemment ?

  • Je pense que je referai la même chose, je ne regrette rien aujourd’hui même si c’est pas toujours évident je suis heureuse de l’avoir fait comme ça et à ce moment là.

 

Quel conseil donnerais-tu à une femme qui voudrait “oser” ? Sauter le pas, quel qu’il soit ?

  • Je dirai que si l’envie et l’opportunité se présente il faut la saisir. Peu importe si on se plante l’essentiel pour moi c’est de ne pas avoir de regrets. Il y aura toujours des personnes présentes pour vous si ça ne marche pas, toujours d’autres solutions, d’autres projets si celui là ne marche finalement pas comme vous l’espériez mais si vous n’osez pas vous prenez aussi le risque de ne pas avoir mieux…

 

De quoi rêves-tu encore ? Dans quoi te projettes tu pour les années à venir ?

  • J’ai 27 ans et j’ai fais le choix de m’investir professionnellement j’espère que tous les efforts fournis payeront dans un futur plus ou moins proche. J’espère en parallèle pouvoir fonder une famille, voyager, profiter de toutes ces belles années qui viennent.

 

As-tu envie de témoigner de quelque chose sur ta création d’entreprise ? Un coup de gueule ? Un remerciement ? Un conseil ? La parole est à toi !

  • Des coups de gueule j’en ai poussé pleins, la création d’entreprise c’est pas facile et je ne me suis pas spécialement sentie épaulée ou aider à un quelconque moment que ce soit par la banque, la chambre de commerce etc… Pour la boite de travaux à qui on a confié le projet et qui n’a pas fait ce qui était convenu et qu’on a du trainer au tribunal pendant 1 an pour obtenir gain de cause.. mais bon tout ça aujourd’hui c’est loin derrière et je préfère regarder loin devant. Un énorme merci à tous ceux qui me supportent au quotidien, qui gèrent les angoisses, les coups de mous etc… Et surtout un énorme merci aux clients fidèles, à leur sourires à leur reconnaissance qui me rappelle chaque jour pourquoi je me bats.

 

Un grand MERCI à Laure pour avoir pris le temps de me répondre, de vous inspirer et de faire ce point.
N’hésitez pas à commenter, à partager, à m’envoyer vos témoignages.


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